jeudi 26 février 2009

On sait si peu…

Parfois, on pense tout savoir et pourtant... Comme présentement, vous pensez savoir ce dont je vais parler dans le blog d’aujourd’hui, vous vous faites déjà une idée? Et bien, il est fort possible que vous faites fausse route. En parlant de ce « savoir », j’avais en tête le fait qu’on pense parfois savoir ce que les gens qui nous entourent pensent en général, ce qu’ils pensent de la vie, ce qu’ils pensent de nous aussi. Il est tellement facile de se faire des idées au sujet de tout, parfois même des idées préconçues qui non seulement peuvent complètement modifier notre perception des gens et des choses, mais également limiter notre façon de les recevoir ou de se laisser approcher. Tiens, faites l'exercice, pensez à une personne, celle de votre choix. Essayer de vous mettre à sa place quelques instants, essayez d'entrer dans sa tête, dans ses pensées et regardez-vous à travers ses yeux. Qui êtes-vous réellement à ses yeux? Il est possible que vous ayez une bonne idée de ce que l'autre pense de vous; il est également possible que votre idée soit incomplète ou même complètement erronée. Ce qui m'amène à dire qu'on sait si peu ou comme dans la chanson de Jean Gabin: "JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses. On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses. C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... ! Sachant cela, avancer en n'accordant pas trop d'importance à ce que je les autres pensent ou à ce que je pense qu'elles pensent, car cela leur appartient et je n'y peux rien. De plus, se laisser conduire dans ces labyrinthes de pensées sur lesquelles nous n'avons aucun pouvoir semblent apporter plus de sombre que de clair à nos vies. Je choisis donc de vivre le moment avec toute l'attention et l'intensité qui lui reviennent. Le moment présent, celui qui se déroule à l'instant et la façon avec laquelle j'accueille tout ce qu'il contient ...c'est ça qui est précieux....Et ça je le sais.

http://www.youtube.com/watch?v=orDR4JA91F4

mercredi 25 février 2009

De précieuses paroles

Des siècles de sagesse nous précèdent. Des paroles d'hommes et de femmes traversent le temps et viennent nous rejoindre dans notre quotidien. Ces mots rivières d'un Martin Luther King qui coulent dans nos veines: "Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve ! ", les mots d'espoir d'un Obama qui font naître en nous le désir d'avancer malgré les obstacles :" Yes, We can " , les mots de tolérance et de paix d'un Ghandi qui nous permettent de croire à un monde sans violence où tout ne sera plus seulement noir ou blanc, entièrement bon ou mauvais, un monde où la vérité sera vue sous des angles différents: "Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. ", les mots sensibles et remplis d'accueil de Mère Thérèsa dans lesquels il fait bon s'abandonner, une simplicité d'être où l'essentiel a pour définition notre façon d'être présent à l'autre: "Que personne ne vienne à vous sans repartir meilleur et plus joyeux". Plus près, des paroles tout aussi précieuses viennent illuminer notre quotidien: il y a le "Merci" de notre enfant que l'on vient de reconduire à l'école, il y a le "Comment vas-tu" d'un ami avec qui l'on partage un moment au dîner, il y a le "Vas-y, t'es capable" d'une mère à son fils qui termine son secondaire et finalement, les "Je t'aime" avec lesquels il ne faut pas cesser d'envelopper nos enfants.

mardi 24 février 2009

On est ce que l'on donne

Des images me viennent souvent en tête: l'image de mon père qui, alors qu'il revient du travail un matin et qu'il s'apprête à aller se coucher, passe par ma chambre et vient fermer le rideau afin d'empêcher le soleil d'entrer et me permettre de dormir un peu plus; celle de ma mère qui, assise à la table, écoute mon père parler de sa journée et visiblement ça lui fait du bien. Plus actuel, il y a ma douce qui prend un bout de sa soirée pour refaire le bord de pantalon de ma fille, un couple d'amis qui viennent à la maison nous préparer un repas et le partager avec nous, notre garçon qui s'offre pour aller pelleter, mon frère qui, assis dans le lit de son fils, discute de toutes sortes de choses et termine en le faisant rire afin qu'il fasse un beau dodo; ma fille qui prend plaisir à préparer des crêpes pour faire plaisir à son amoureux et je pourrais continuer ainsi car cette liste est longue, très longue...Nos journées sont remplies de dons, elles sont remplies de gens qui prennent le temps de donner de mille et une façons. En octobre dernier, alors que j'étais de passage au Nord, je pensais à mon père qui nous avait quitté et je me suis rendu compte que ce que je conservais de mon père, c'était ce qu'il avait été pour moi, les sourires qu'il avait échangés, le regard qu'il portait sur moi, la façon dont il partageait ce qu'il avait lu... Et, je me disais que mon père était pour moi ce qu'il m'avait donné, à moi ou aux autres, c'est ce don qui le définissait le mieux. Étrangement, les dons qu'il m'a faits au cours de sa vie ne sont pas nécessairement ceux qu'il aurait crus… Nous sommes martelés par des publicités par lesquelles il nous est possible d’offrir le bonheur à ceux qui nous entourent, à ceux que l’on aime…alors que la réalité est bien simple, c’est en donnant de soi que l’on donne vraiment.

lundi 23 février 2009

Capturer les beautés...


Ce qui nous fait du bien, ce qui nous remplit, ce qui nous amène à la contemplation...ça aussi c'est du précieux. Le temps que je consacre à prendre soin de ce précieux qu'est ma personne, à reconnaître mes besoins et me permettre de les combler...c'est du temps que je prends pour signaler aux autres que je prends soin de moi. Au retour, tout est plus simple, plus beau, plus facile, plus agréable... je suis prêt à poursuivre ma route.



Promenade sur le bord du Lac st-Louis, le 22 février 2009 vers 15h00, une légère neige tombait...et de petites merveilles s'ofraient aux yeux des solitaires qui osaient coucher leur corps sur la neige.

Mais d'autres beautés se voyaient aisément debout...
(sur le site, appuyer sur diaporama, à gauche)
http://picasaweb.google.fr/yadessoleils/LacStLouis22Fevrier2009?authkey=ODb1vpV7KKU#




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jeudi 19 février 2009

Le savoir du temps




Lorsque j'ai su qu'elle était enceinte, mes bras sont tombés, c'était la catastrophe, c'était le chemin à éviter....on veut tellement pour nos enfants, on a déjà en tête le chemin que l'on voudrait qu'ils prennent, on sait ce qu'il leur faut pour être heureux, les choses qu'ils doivent éviter et les gens avec qui ils devraient se lier d'amitié...on sait tout (ou presque) ce dont ils ont besoin pour être heureux parce que nous y étions, on a déjà emprunté ce chemin, on en connait les pièges...

Puis, quelques jours après avoir vu naître Zoé, j'ai enfin compris la leçon que la vie me faisait: savoir que je ne sais rien....(même ce que je crois savoir).

Malika était à la maison hier soir, elle avait marché près de 7km pour venir rencontrer Lyne qui est toujours en convalescence à la maison. Elle était partie avec sa poussette pour venir passer du temps avec sa belle-mère. Malika a changée, elle est resplendissante. Est-ce la vie à deux et le fait d'avoir eu un enfant qui lui apportent cette nouvelle compréhension du monde et de sa vie, qui lui font voir les gens qui l'entourent d'une toute autre manière ou est-ce seulement moi qui la voit autrement? Peu importe, Malika est belle à voir et, chose certaine, elle possède un savoir inné de mère, la façon avec laquelle elle prend sa fille et la porte à son sein tout en continuant de parler... Malika sait et, étrangement, ce ne sont pas ses parents qui lui ont appris; ce savoir semble passer à travers le temps et s'impreigner en elle, le savoir du temps. Durant la soirée, elle parlait de possiblement retourner aux études, on lisait un document et elle était excitée à l'idée d'apprendre sur la composition des aliments, sur la nutrition, elle avait le désir d'apprendre et...ça venait d'elle. Je ne sais pas ce qu'elle fera l'an prochain, ce que seront ses projets... mais je sais qu'elle est pleine de force, qu'elle possède une belle énergie, qu'elle est, et sera, une bonne mère et que Zoé est en sécurité dans ses bras...

mardi 17 février 2009

Les différentes facettes du précieux

C'est assis dans une salle d'attente cet après-midi que j'ai réalisé que le précieux peut prendre différents aspects selon ce que la vie met sur notre route. La salle était remplie de femmes qui attendaient afin de rencontrer leur gynécologue. Une première femme est sortie de la pièce et, accueillie par son amie, elle s'est effondrée en larmes dans ses bras. Cette tristesse révélait clairement qu'elle avait perdu l'enfant qui prenait forme en elle, ce précieux vers qui ses pensées se concentraient depuis quelques temps... Son amie l'a prise dans ses bras et l'a enserrée . Le précieux se dévoilait à présent sous la forme d'une amie compatissante. Une enfant parlait avec sa mère de Laurence, sa future petite soeur, pendant que son père partageait ses sourires avec tous les regards qu'ils croisaient. Le précieux était à la porte et allait être accueilli sans devoir frapper très longuement. Il y avait aussi cet autre femme aux yeux fermés qui semblaient se concentrer sur le précieux qui bougeait tout en elle. Sereine et calme, elle s'est dirigée vers la salle où l'on avait appelé son nom. Ma douce revenait de sa rencontre avec sa gynécologue, elle s'avançait vers moi avec le sourire et je me disais que maintenant, pour elle et moi, le précieux serait aussi notre santé, que nous prendrons soin de la conserver, que nous irons faire des excursions en montagne, passer du temps en forêt, prendre l'air, marcheJustifierr le nez au soleil, au vent ou à la neige...prendre soin de soi et se garder en santé. N'est-il pas essentiel de conserver ce bien si précieux qu'est notre santé? Ce soir, je vais courir dehors...je vais prendre soin de mon précieux. "Charité bien ordonnée commence par soi-même."

lundi 16 février 2009

La fragile et précieuse période de l'adolescence

Comme une plante rare que l'on ne parvient que très difficlement à faire fleurir, l'adolescence se dresse devant nous comme un défi d'amour et rien d'autre. L'on aura beau essayer d'en comprendre quelque chose, ce qui n'est pas bête - on ne peut tout de même pas rester là les bras croiser- le dénouement ne sera connu que beaucoup plus tard, à un moment que nul n'aura choisi. Entre temps, aimer, aimer, mais aussi croire en cet être qui cherche, en cet enfant qui n'est plus, en le miracle de la vie, croire en cette lente et intense métamorphose qui s'opère.

J'ai toujours aimer ramasser des roches sur le bord des cours d'eau. Leur beauté est souvent si bien cachée... Il ne suffit parfois que d'un peu d'eau pour qu'elles retrouvent leur pleine beauté. Il ne suffit parfois que d'un peu d'amour...